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De la musique avant toute chose [Paul Verlaine]

 

Présentation

À mon tout premier cours de piano, ma prof m’a fait une petite présentation de la musique. Elle m’expliquait ce que beaucoup savent: la musique est, intrinsèquement, un langage.

Dans un premier temps, on apprend à lire ce langage, à le déchiffrer, et à comprendre les codes et les règles qui régissent sa syntaxe. Cette première étape est indispensable à l’interprétation de ce que d’autres ont écrits.

Et à force de lire les textes des autres, le désir d’écrire son propre texte apparaît. Exprimer des états d’esprits, des émotions, des histoires, et ce avec un détail qu’aucun autre langage ne peut fournir. Ces simples notes deviennent des phrases musicales, puis des discours, pour au final nous procurer l’impensable.

Bien entendu chacun a sa propre manière de s’exprimer, dans son propre style, et c’est véritablement ce qui fait la grande richesse de la musique.

Ainsi, lorsque l’on regarde au-delà, il est essentiel de garder à l’esprit que chaque musique cherche à faire passer un message, et la compréhension de ce message est fondamentale afin d’apprécier dans son intégralité la valeur de la musique. Que ce soit de la musique classique, du rap, du ska, ou encore du funk, l’auteur pensait à quelque chose de précis en composant cette œuvre.

La musique est le moyen de raconter l’incontable, et ces histoires permettent de fabuleux voyages dans un monde imaginaire rempli d’émotions et de sensations.

Je vous invite à voyager avec moi.

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Par thetravel
Le 24 décembre 2012
A 16 h 48 min
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Grizzly Bear – Sleeping Ute (Nicolas Jaar Remix)

Chacune des notes d’un morceau, de par ses propriétés, est une touche intimement personnelle de l’artiste, qui, à sa manière, cherche à répondre constamment à la question « pourquoi cette note-ci et pas une autre? ». Dès lors, du point de vue du spectateur, l’art consiste en l’observation discrète de l’imagination d’autrui.

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Par thetravel
Le 27 juin 2016
A 14 h 40 min
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Rone – Beast

Rone est à nouveau une des perles françaises de la musique électronique. Sa musique est à la fois déconcertante et chargée en émotion. Pour une fois je vais mettre le lecteur après mon article, comme une conclusion. Enjoy!

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Fascination

Aujourd’hui, je vais être ambitieux, je vais m’attaquer à question d’envergure: comment puis-je profiter au mieux de cette brève étincelle que représente mon temps de vie sur Terre?

La question est pertinente tout de même! Mais sous quel angle appréhender le problème? Par où commencer? On peut remarquer que très souvent la méthode choisie est celle qui nous permettra de conclure sur ce qui nous arrange… Dans mon cas je choisis la question en sachant très bien de quoi je veux parler, comme pour mettre en exergue une problématique à un raisonnement. Du coup je triche un peu, mais en écrivant peut-être que je vais voir que mon raisonnement se mord la queue.

Bref! 1ère étape: Qu’est-ce qui nous défini?

Partons d’une observation toute simple: je vois, je perçois et je ressens le monde qui m’entoure, et j’ai d’ailleurs la possibilité d’agir sur lui, précisément en conséquence. Or, depuis ma naissance, cette perception m’a amené à distinguer un nombre incroyable de « règles »: à force de chercher à comprendre cet environnement, j’ai établi des schémas, des mécanismes, des processus, automatisé certaines tâches, et quand je perçois désormais ce qui m’entoure, de moins en moins de choses me paraissent absurdes, car pour moi, « c’est comme ça que ça se passe ».  Désormais, dans la plupart des situations, je sais à quoi m’attendre, et ainsi s’est établi un paradigme qui évolue sans cesse.

Cependant, malgré des sensibilités divergentes, nous avons tous une base commune de perception: la planète Terre, où les règles sont à peu près identiques pour tous. Il y a d’ores-et-déjà des règles physiques communes au vivant. On a besoin d’air, de nourriture, notre corps suit un schéma global d’évolution au cours d’une vie etc. C’est ça notre base commune de perception, et il est par exemple difficile d’envisager une personne qui marcherait sur un mur vertical dans la rue, car nous avons intégré certaines règles, et empiriquement rien ne nous a amené à tenter de réfuter ces règles (si tant est que l’on puisse toutes les réfuter!). Pour le reste, nous avons des représentations qui sont toutes construites à partir d’une base plus ou moins commune. En effet, la base sera d’autant plus commune entre deux personnes de la même époque, vivant dans une même culture, une même catégorie sociale, du même âge etc. C’est ici que vient s’immiscer le mélange complexe entre unicité et singularité.

Car cela semble évident, entre un pêcheur breton qui travaille avant que le soleil se lève, un chef d’entreprise, un enfant de 6 ans, une rock star, ou un policier, cette vision de ce monde ne peut être que sensiblement différente. Nous nous sommes construits comme une réponse à ce que nous vivons, et ainsi de fait, on peut dire que nous vivons tous dans des mondes différents, car nous ne pouvons pas percevoir ce monde dans son intégralité. C’est désolant d’ailleurs: nous sommes limités à vivre de ce monde que ce que nous en voyons.

Mais tout ceci n’est que matière à notre esprit! Celui-ci évolue parallèlement en fonction des émotions que nous vivons. Parallèlement, car les deux sont indissociables. Je ne peux pas être défini uniquement par les schémas que j’ai établi vis-à-vis de ce que j’ai perçu, et je ne peux pas non plus être défini uniquement par la somme des émotions que j’ai ressenti. L’un ne va pas sans l’autre. Ce que nous sommes, ce qui nous définis, c’est notre passé, autrement dit le lien intime entre ce que nous avons vu tout au long de notre vie, et les émotions qui y ont été associées.

Selon moi, ce couple paradigme/émotions est ce qui nous défini le plus intimement. Ce sont les deux faces d’une même pièce. Ce qu’on a vécu, et la manière dont on l’a vécu explique selon moi nos désirs, nos actes, notre personnalité et notre caractère, c’est-à-dire encore une fois la réponse que nous formulons à notre passé. Dans un premier temps on subit, dans un second on réagit, et ce de manière perpétuelle et continue.

Il est donc possible de résumer les choses ainsi: nous avons tous notre perception du monde (c’est-à-dire une façon précise et propre à chacun d’expliquer tous les détails complexes de ce que nos sens nous transmettent) et celle-ci peut être plus ou moins similaire à un autre selon les bases communes que nous avons. Cependant ces bases ne font pas tout, car les émotions associées à notre vécu influent directement sur notre perception, et réciproquement ce que nous avons pu vivre a façonné notre ressenti. La question qui se pose alors est celle de notre marge de manœuvre: toujours dans l’optique de répondre à la question initiale, de quelle manière puis-je agir sur ce que je viens de détailler, et dans quelle mesure?

 

2ème étape: Sur quoi et de quelle manière pouvons-nous avoir de l’influence?

Cette question est assez frustrante, car on réalise rapidement l’immense part de notre vie dont nous ne sommes pas maîtres. Eh oui, je n’ai pas décidé où je suis né, ni à quelle époque, dans quel pays, dans quelle famille, et de même, les codes sociaux, la norme, et pour ainsi dire le tout le « fonctionnement du monde » ne sont pas des choix de ma part. Par ailleurs, notre empathie étant tellement limitée, je ne peux qu’entrevoir « le monde des autres », ils peuvent m’en parler, me décrire leurs expériences avec détail, mais je ne percevrai jamais le monde des autres d’un autre œil que le mien.

Cependant, ce sont des limites qui sont propres à tous, alors il faut aller plus loin que ça, en prenant pour base la volonté d’avoir une influence sur l’évolution de mon paradigme et de mes émotions.

J’en viens maintenant à un point fondamental, il touche à la définition même de ce qu’est une émotion. Considérez ce fait tout simple: une émotion n’existe qu’à partir d’une rupture. Plus précisément, chaque nouvelle émotion que l’on peut ressentir s’impose d’elle-même lorsqu’intervient une perturbation dans le continuum des événements. La peur, l’euphorie, la colère, ou encore la pitié, chaque sentiment se fait ressentir lorsqu’il se passe quelque chose, lorsqu’un trouble intervient dans la platitude précédente. C’est comme si notre esprit se représentait comme la surface de l’eau, qui reste calme jusqu’au caillou qui vient perturber le milieu, et qui engendre des ondes qui au bout d’un certain temps vont s’estomper. Ce trouble, cette rupture, peut prendre toute sorte de forme: il peut s’agir de la vision d’une image tragique, de la douleur physique, de l’écoute d’une mélodie enivrante, d’une parole blessante, ou du simple fait de penser à un souvenir très personnel. Chacun de ces troubles est un petit caillou qui vient perturber l’esprit. Dès lors, si je cherche à agir sur mes émotions, si je cherche à ressentir, si je veux une vie remplie d’émotions, je dois me mettre dans des situations propices à cette rupture, à ces perturbations.

Toujours en parallèle à ça, si je cherche à faire évoluer mon paradigme, il est nécessaire que je me place dans des situations que je n’ai jamais vécu, ou tout du moins qui s’apparentent le moins possible à des situations déjà vécues. En effet, vivre dans l’habitude, dans la routine, me permettra d’autant moins d’élargir mon champ de vision, et je resterai cloisonné dans ma vision actuelle du monde. Mais vivre de nouvelles situations ouvrent l’esprit, et permettent une compréhension plus pertinente de ce qui nous entoure.

C’est pour moi une approche d’une importance cruciale car, et ce n’est que mon avis, je reste convaincu que de part notre présence infiniment courte en tant que vivant, nous ne vivons que pour l’émotion. Et ceci est valable pour tout. Certains diront par exemple qu’ils ne vivent que pour la compréhension, mais selon moi en premier abord ce qui nous intéresse c’est le sentiment que nous procure la compréhension. C’est la même chose dans l’altruisme, et encore plus dans l’épicurisme. La raison pour laquelle je considère chaque nouvelle émotion, quelle qu’elle soit, comme pertinente et supplétive, sera l’objet d’un prochain article.

3ème étape: et dans la pratique?

A partir de ces conclusions, je ne peux que chercher, toute ma vie, à me placer le plus possible dans des situations nouvelles et vectrices d’émotions, c’est-à-dire partir à l’aventure sous toute ses formes. N’avoir que pour seul but la découverte, et aiguiser ma curiosité au comble du possible.

L’une des principales approche reste l’Art, qui est par essence même vecteur d’émotions. Mais l’Art prend un nombre de formes infini: que ce soit du cinéma, de la gastronomie, de la peinture, de la danse, de la sculpture, ou toute autre forme d’Art moins répandue. Et le plus grand avantage de l’Art, c’est qu’il s’agit d’émotions partagées, et par conséquent démultipliées. Pensez à une salle de concert, où tout le monde se réunit pour ressentir. Il y a alors une connexion intime entre nos esprits. Mais tous les aspects de notre vie peuvent être dirigés vers le nouveau perpétuel, vers la rupture constante. Autrement dit tout peut-être vecteur d’émotion. Alors n’ayons pas peur. Ouvrons notre champ de perception. Échangeons. Vivons nos passions, qui par définition sont nos vecteurs d’émotion privilégiés. Accumulons les voyages. Explorons la défonce. Livrons nous au sexe. Brisons les règles et les codes, prenons des risques. L’habitude, c’est la recherche de sécurité. Mais elle ne peut qu’étouffer notre capacité à vivre. Le vécu, lui, se fait dans l’instant. Vivre, c’est fermer les yeux quelques secondes en faisant du vélo, et sentir l’adrénaline monter exponentiellement à chaque seconde. Vivre, ce n’est pas boulot/métro/dodo. C’est même une insulte à la déontologie de l’être vivant. Il est absolument absurde de devoir se libérer pour « prendre le temps de vivre ». Vivre, c’est chercher l’émotion présente dans chaque nouvel instant, comme lorsque l’on écoute une mélodie somptueuse, où chaque note n’est là qu’un infime instant, avant de s’envoler dans l’infini du néant. Mais tant qu’elle est là, nous lui donnons du sens, et du ressenti. Nous ne vivons que pour être déstabilisé.

A cela, il me parait encore une fois absurde de qualifier ce type de comportement d’utopique. Il s’agit d’un argument de facilité qui ne peut diriger que vers la routine, autrement dit vers la neurasthénie la plus méprisante. Ce type de comportement reste selon moi essentiel. Ce n’est pas chercher à être ouvert, c’est chercher l’ouverture elle-même. C’est s’offrir à une nouvelle musique dès la première écoute, en cherchant à être surpris, et ne pas se braquer au rejet d’un élément étranger. Par conséquent, c’est avoir comme but la destruction jusqu’au plus infime des mécanismes d’autodéfense face à la déstabilisation.

C’est là où on peut entrevoir le sens que donnent certaines personnes à leur vie en choisissant une vie nomade. Mais la société veut nous rendre sédentaires, nous fait accumuler les responsabilités et les leviers d’immobilisation.

En résumé, nous ne sommes qu’un microscopique grain de sable sur une plage infinie, et la découverte semble être la seule réponse. Alors, ne soyons pas obsédés par la sécurité, partons à l’aventure, de telle sorte que sur notre lit de mort on puisse avoir la satisfaction d’avoir donné un sens à chacun des instants que l’on a vécu.

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Par thetravel
Le 31 juillet 2015
A 18 h 48 min
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Arcade Fire – Sleepwalker

Arcade Fire est un groupe Canadien, encore une fois assez inclassable, mais cette musique n’a pour le coup rien de très éloigné du champ muscial commun.

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Je suis encore un gamin. J’en suis heureux. Il ne faut pas y voir une prise de position anticonformiste, ou de l’autodérision, c’est simplement que j’ai conscience de ne pas avoir encore intégré le sérieux et la responsabilité qui sont propres à ma définition de l’adulte. Et pour être franc, me voir jour après jour m’éloigner de cette enfance, ça me fait autant mal que peur.

 

Je pense que c’est parce que, dans un premier temps, la norme m’effraie, car je ne vois en elle qu’un refus volontaire du choix et par conséquent la perte d’un potentiel immense. À partir de cela, j’ai l’impression que vivre dans ce monde d’adulte, c’est se normaliser sous énormément d’aspects. Comme tout le monde, il va me falloir un emploi pour « gagner ma vie » (…), et donc me soumettre à faire ce qu’on attend de moi. Bien plus que ça, pendant des décennies, il va peut-être falloir que je donne 7 heures par jour de mon temps, et de mon énergie, pour que l’on consente à me donner ce qui me permettra de vivre. Serai-je heureux de me lever tous les matins ?

Et puis, il va certainement me falloir avoir une voiture, qui dans un premier temps me coûtera cher, mais après quoi j’aurai à payer l’essence, les assurances, l’entretien, les places etc. Puis il me faudra un logement, gérer mes comptes en banque, mes assurances, la santé etc. En bref, être adulte, c’est avoir des obligations, des responsabilités, les mêmes que tout le monde, qui enlèvent une proportion cosmique de liberté d’action détenue jadis étant enfant.

 

De l’autre côté, le grain de folie présent quand on est enfant, cette insouciance majestueuse, cette liberté de prise de risque qui nous fait sentir humain, me poussent à naturellement à vouloir rester enfant. Mais bien des gens me le diront, un jour il va falloir que tu grandisses. Que tu apprennes à te gérer, et que tu planifies des projets à long terme. Et moi qui aimait faire la course dans la descente d’une grande colline, je me retrouve poussé dans l’arène. Je ne vois autour de moi que des personnes qui n’ont pas une seconde à eux, qui doivent prendre le temps de vivre. Ils essaient de se libérer des moments où ils peuvent faire un petit truc qui leur plaît, avant de se soucier à nouveau de leurs responsabilités. Et malgré ça à 40 ans les activités des jeunes de 20 ans semblent bien loin.

 

Je pense souvent au fait que mon passage sur Terre est si bref, et actuellement j’ai tendance à refuser viscéralement l’idée de consacrer la plupart de mon temps de vie à des activités auxquelles je n’ai pas la sensation d’adhérer, comme un enfant qui ferme la bouche quand on veut le forcer à manger ses épinards, tout en sachant très bien qu’il ne fait que repousser l’échéance.

Est-ce une fatalité de devoir conformer sa vie à un modèle normalisé, sous le critère d’appartenance à une société ?

Et si ça ne l’est pas, quelle solution apporter ?

À méditer…

Never trust anyone

Image: Christopher Dombres

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Par thetravel
Le 11 juin 2015
A 16 h 40 min
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GrOmiNeT Corp – La penser d’un Shepper

Voici un Dj français que m’a fait écouter un ami. Ici c’est de la musique trance, autrement dit un style plutôt particulier qui ne convient pas à tout le monde. Surtout que ce genre de musique n’a pas pour vocation d’être écouté ailleurs qu’en concert, avec une sono qui envoie du paté. Dans son essence même, cette musique se ressent physiquement, avec un rythme constitué de basses telles qu’elles donnent la sensation de ressentir comme le battement de coeur de la planète. Il s’agit de partir d’un rythme de base, et de construire un imaginaire dessus. Se laisser aller, sur les différentes phases du morceau. Un défouloir.

 

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La norme. Le regard. Le choix des autres devient le tien. Tu te retiens. Te censures. T’adaptes. Les contraintes appuient fort. Elles enferment. La chaleur monte. Les règles. Les lois. Les codes. Merci pour la forme ! C’est l’acceptation. Putain vas-y augmente le son. Tous les jours. Tout le temps. L’habitude est le messager de la mort. Le quotidien. La maladie. La pollution. L’indifférence. L’égoïsme. Ressens-tu la menace ? Tu transpires. La beauté n’est que la procuration du Beau. Alors continuons le Spectacle! Émerveille-toi idiot ! Tu as le souffle court ? L’argent. La superficie. Le bonheur des autres. Le ciel. Les étoiles. Le rêve. Baisse les yeux ! Les médocs y feront rien. La fuite. Le mystère. L’espoir. Dieu. La hiérarchie. Tout devient rouge de chaleur. Tais-toi et marche. Le sexe. Les émotions. Les hurlements. La barrière empathique. Le monde tremble. La frénésie s’accrut. La drogue. L’art. L’ambiguïté reste bannie. Soyons clairs ! Merde ! L’explosion approche. Le temps. La bouffe. La vie.  L’amour. La négligence. Ferme les yeux si tu as peur, mais court! La violence. La solitude. Attendre. La haine. Les cris. La rage. La peur. Refuser de voir. Ne pas entendre.

ET TOI PUTAIN? T’ATTENDS QUOI?

 

explosion

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Par thetravel
Le 3 juin 2015
A 16 h 20 min
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CocoRosie – Smokey Taboo

Une pote m’a fait découvrir CocoRosie en partageant sa playlist, j’ai pas mal accroché! Ces américaines vivant en France sont soeurs, et leur musique est véritablement inclassable!

 

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Il y a un petit être en toi. Tout au fond. Derrière la porte la plus profondément enfouie. Peut-être l’ignores-tu, mais sois sûr-e que lui te voit. Il a une apparence trompeuse, et prend ses formes les plus équivoques dans chacun de tes rêves. Il s’y sent libre et s’y amuse vois-tu, mais maintenant, qu’en est-il?

Il paraîtrait qu’il n’est guère raisonnable de l’enfermer, pour lui, pour toi. La frustration n’est que l’avant-goût de chaque acte criminel. Le manque d’affection aussi. Le mot d’ordre est l’intégrité! Alors laisse la porte entre-ouverte, la libération fait peur, mais elle soulage. Une douche froide permet de mieux apprécier la chaleur.

Sache que lui ne cherche qu’à s’exprimer, sa solitude l’étouffe. Écoute-le, et tu comprendras que la raison est un moyen, l’émotion une fin. Selon la situation, il pourra rire aux éclats, ou pleurer en silence. Mais quoiqu’il arrive, regarde le fond de ses yeux, tu comprendras.

Tu auras beau tenter de le dompter, tu t’échineras en vain! Seul le monde l’influence. Et pour sûr! Il aura parfois envie d’exploser de rage. Mais il ne faut pas avoir peur, tel le phénix, il renaîtra de ses cendres.

Dis moi, fais-tu la sourde oreille? Et pourquoi? Détourner les yeux de ce qui nous ronge, c’est à la fois lâche, incohérent, traître et mensonger.

Si tu ne l’écoutes pas, il t’en voudra.

Enferme-le trop longtemps, il défoncera la porte.

 

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Par thetravel
Le 18 mai 2015
A 12 h 42 min
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Travelling Day – A perfect life

La belle découverte! Travelling Day est un artiste de Nancy dont la musique est vectrice de mouvements! Agréablement surpris, il serait idiot de ne pas partager!

 

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 Rose des vents

 

 

La vie est une longue route. On écoute ce qu’il se dit. On baisse les yeux.
Et le regard vide, on répète ce qu’il se dit, sur ce long chemin sinueux.
Mais la vile matière n’est-elle pas d’un potentiel infini? Alors pourquoi se tourner vers Dieu?

Car sur cet effrayant et décourageant sentier, voir n’est ni un handicap ni une douleur: seule la raison permet l’orientation.
Si chacun des voyages commence juste devant nos pieds, alors pour maintenir le cap n’ayons pas peur, et fixons l’horizon.

 

 

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Par thetravel
Le 16 février 2015
A 17 h 32 min
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Massive Attack – Dissolved Girl

Massive Attack fait partie de ces groupes innovants, qui ont marqué leur temps. Pionniers du style Trip-Hop – mélodie basée sur un rythme hip-hop – le groupe fait valoir un style qui lui est propre et qui permet, selon moi, parfois une profonde introspection, souvent une grande admiration, et toujours, yeux fermés, un large sourire.

 

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La barrière empathique doit elle nous décourager?

Est-ce elle qui permet à certains de ne plus croire à nos semblables?

Est-ce elle qui est la cause de tous nos maux?

Est-ce elle qui nous fait mourir seul, ou est-ce simplement un manque de volonté?

Personne ne souffrirait s’il n’y avait pas des gens pour les voir souffrir, et ensuite tourner la tête.

 

 

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Par thetravel
Le
A 17 h 24 min
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Crime of Crimes – Tok Tok Tok

Aujourd’hui, place au Smooth Jazz, avec un morceau qui s’appelle « Crime of Crimes » de Tok Tok Tok, un groupe Allemand de Jazz/Blues/Soul. Je trouve fascinant le fait que cette musique soit si profonde et si intense, et ce avec seulement trois instruments : la contrebasse, le saxophone, et la ravissante voix de Tokumbo Akinro.

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Crime of Crimes - Tok Tok Tok dans Accès aux Articles toktoktok_foto_prens1-300x200

Il y a bien une chose à laquelle j’aime m’adonner: chercher des moyens de mieux apprécier la musique. Aprendre à écouter, à comprendre la musique, à identifier le message porté par celle-ci. Et il arrive parfois que je sois totalement bluffé par le message, et par la manière dont il est exprimé. Les sons s’agencent entre eux avec une telle harmonie, alors qu’ils sont singulièrement si anodins. Et cette fabuleuse musique, qui fondamentalement reste parfaitement inutile, me procure du plaisir dans une dimension d’une intensité sans nom. Pour me fondre dans l’univers où se meut cette mélodie, le plus souvent je m’allonge, et selon la musique j’aime augmenter le volume, notamment les basses, qui permettent de ressentir physiquement le son.

Et ainsi j’essaie tour à tour d’apprécier chaque canal de sons, en les analysant et en les détaillant. Instrument après instrument et gamme de fréquence après gamme de fréquence, c’est alors que la synergie de cette musique atteint un pic sensationnel, un tourbillon de notes, exaltant chacun de mes sens comme si mon corps était pris de frénésie. Je suis littéralement sidéré. Je suis comme qui dirait sur le cul. Des frissons et des souvenirs me caressent la peau avec une douceur propre aux mains de l’amour. Et c’est précisément à ce moment là que veux avoir un piano entre les mains, car un esprit de mimétisme irrationnel surgit, et je veux aller tenter de faire pareil, de transmettre des mots nouveaux, jamais encore entendus par l’homme,  je me dis que je peux le faire.

Et c’est pour ça que j’écris ce blog, afin de partager mes idées, mes sensations, afin d’inciter chacun à chercher la profondeur dans la musique, et ainsi à se laisser envahir par d’incroyables sensations. À défaut de voyager physiquement, je me restreint au voyage de mon esprit. Je suis un Globe-Trotteur, mais j’en veux encore plus. Beaucoup plus.

N’hésitez pas à observer avec attention cette magnifique conférence ici. Cette femme a perdu presque toute son audition à l’âge de 12 ans, et pourtant elle nous explique de nombreuses choses incroyables, mais donne aussi des conseils « pour mieux écouter ».

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Par thetravel
Le 1 mai 2013
A 22 h 01 min
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Keny Arkana -Désobéissance Civile

Keny Arkana -Désobéissance Civile dans Accès aux Articles keny-arkana-desobeissance-civile-pochette-cd-300x300

 

Cette musique est un extrait de l’album « Désobéissance Civile » de Keny Arkana, et je vous conseille d’écouter sa chanson après avoir lu le texte ci-dessous. Le rap est avant tout une musique populaire, qui exprime souvent, à coup de rimes acérées, la rage des classes pauvres. C’est un moyen d’expression, et de défoulement. Extraire la douleur profondément ancrée dans le coeur, et faire valoir son existence. Nous sommes tous des êtres pensants avant tout.

Pourquoi je vis ?

Lorsqu’il m’arrive de réfléchir sur le sens de ma vie, dans un premier temps j’essaie de me poser les questions les plus pertinentes possibles, et ma pensée suit un chemin au fur et à mesure des réponses que je trouve.

La recherche de ces questions doit se faire en cohérence avec celui que je suis, plus précisément avec mes convictions. Cependant, l’exercice est d’autant plus dur que les réponses que je trouve peuvent éventuellement remettre en question ce que je suis et lesdites convictions, et c’est précisément cette rétroaction qui rend cette recherche rude.

Concrètement, je commence par me dire que je ne suis pas croyant, et que je n’imagine pas une existence, quelque soit sa forme, après la mort.

Dès lors mon premier but, le plus important, celui sur lequel je base les autres, c’est d’être heureux, et d’en profiter. Mais comment en profiter, comment être heureux ?

Les réponses qui me viennent directement à l’esprit sont les suivantes : faire ce que j’aime faire, partager avec les autres des moments et des sentiments, et bien sûr subvenir à mes besoins pour en profiter le plus longtemps possible.

 De quoi ai-je réellement besoin ?

Naturellement j’ai besoin de continuer à vivre. J’ai donc un besoin vital, de bien-être physique : bien manger, bien dormir, et faire tout ce dont je dois faire afin d’être en bonne santé.

À part les besoins vitaux, j’ai un besoin moral. Faire le bien autour de moi, dire la vérité, faire de mon mieux, afin de ne pas me sentir mal mentalement.

Ces besoins là font partie pour moi de la catégorie des besoins fondamentaux. La base avant tout. L’absolue nécessité. L’évidence.

C’est ensuite que la question se complique. Car je juge de la légitimité des autres besoins qui me viennent à l’esprit, et qui sont plus banals, moins essentiels, plus terre à terre. Pour ainsi dire ils appartiendraient plus à la catégorie: choses que je juge importantes pour avoir une bonne vie : être libre, avoir une femme que j’aime, une activité qui me plaît, me sentir utile, avoir de fabuleux amis, etc.

Enfin, les besoins suivants sont des besoins matériels, et c’est sur ce dernier point que je vais m’attarder.

 

Dois-je autant acheter ?

Si je me fie aux informations que j’ai autour de moi, j’ai besoin d’énormément de choses : une voiture, un téléphone, un ordinateur, des vêtements à la mode… Mais pas seulement! J’ai aussi besoin de cette crème bonne pour la peau, de cette viande visiblement succulente, de cette lampe qui fait des nuances colorées, de ce yaourt qui me détend, de cette tablette tactile dernier cri, de ce beurre bon pour mes oméga 3…

 

Ces besoins sont-ils légitimes ou superflus? Une des réponses que l’on peut envisager est qu’il y a sans cesse une création de besoin, la nécessité de faire naître un désir chez les gens : certains parlent de « la société de consommation ».

 Mais d’où vient-elle ? Est-elle nécessaire ? Légitime ? En bref : quelles sont les causes et les conséquences d’une telle société ?  

Dans une économie capitaliste, le raisonnement amène à penser que dans le but d’apporter de la croissance à un pays, il faut mettre en place une politique d’offre : inciter à la consommation, ce qui amène les entreprises à s’investir pleinement dans la recherche de nouveaux produits améliorant le confort et le bien-être de ses consommateurs.

La conséquence directe est qu’un poids énorme repose sur les épaules de ces entreprises, auxquelles l’état laisse alors plus de liberté, de part leur importance dans la croissance du pays. Elles se battent ainsi, entre elles, afin d’attirer les faveurs de la population, de les séduire, de les persuader, et ce afin de se promouvoir, de se distinguer. Cet objectif implique une bataille vers le profit d’argent, un bénéfice sans égal dans une communauté. Ils parlent de « compétitivité ».

 

Quelles sont les conséquences de la compétitivité ?

Intuitivement, je me dis que plus souvent, quel que soit le contexte, la compétition entre deux entités implique inévitablement un sacrifice. Imaginons que je sois en faculté de médecine. La compétition entre les élèves et moi a l’avantage d’être profondément motrice pour nous, et nous permet de fournir un meilleur travail, de meilleurs résultats. Cependant, nos liens en subiront de lourdes conséquences. De même, l’objectif de mes résultats aura pour conséquence l’implication extrême que que je devrai fournir, m’obsédant, me pourrissant la vie, et m’empêchant de vivre peut-être de fabuleux moments. Il n’est pas stupide pour moi de faire l’analogie avec la compétitivité industrielle, non pas concernant le rapport que ces grandes entreprises ont entre elles, mais plutôt l’effet sur les employés. Car ceux-ci en sont d’autant plus oppressés, reçoivent des ordres stricts, passent beaucoup de temps au travail, délaissant famille et loisirs. Il arrive même parfois que ces grandes entreprises, qui ont acquis moult libertés de la part de leur nation capitaliste, renvoient leurs employés, car il manque de l’argent, et que des machines font leur travail mieux et moins cher. Et l’intégralité de toutes ces conséquences sont dans un unique but : le profit.

 

Mais comment font ces grandes entreprises pour gagner autant d’argent ?

Un point essentiel semble venir du fait que le pouvoir législatif  accorde énormément de liberté à ces entreprises. Par ailleurs, de nombreuses méthodes sont utilisées pour imaginer, concevoir, établir le design, le public visé, la durée de vie du produit, et pour que le projet soit viable et que le bénéfice total et final du produit soit positif. Un point intéressant est celui de la durée de vie du produit. En effet de nombreuses entreprises réduisent la durée de vie d’un produit, afin que les consommateurs soient dans la nécessité de payer un nouveau produit. Là, on parle « d’obsolescence programmée »

 

Quelles sont les conséquences de l’obsolescence programmée?

L’obsolescence programmée a l’avantage de créer beaucoup plus de profit. Beaucoup plus de richesses sont créées et vendues, et pour les créer, de très nombreux emplois ont du être pourvus. Mais à partir de là de nombreux facettes percutent mon esprit, et ce à cause d’une immoralité, d’une nocivité, d’une hypocrisie et d’un mépris inconcevables.

Tout d’abord, le concept d’obsolescence programmée me choque d’autant plus qu’elle est faite à notre insu. Je vois bien que le frigo de ma grand-mère a duré vingt-cinq ans, et que le mien a sombré au bout de dix ans. Mon aspirateur n’aspire plus, mon mp3 n’a plus ses touches latérales qui fonctionnent, mon ampoule se grille, ma voiture fait des siennes. Ce sont des faits qui nous arrivent tous les jours, ils sont de plus en plus fréquents, et nous le constatons bien. Le but est de faire consommer, car un maximum de profit est à la clé. Et visiblement, la fin justifie les moyens : matraquage publicitaire, programmation neuro-linguistique, image subliminale, rhétorique…

Ensuite, le côté dévastateur m’horripile. Les ressources planétaires sont utilisées à outrance, bien au-delà de la limite concevable. Mais pire : les déchets sont omniprésents, et on ne sait plus où les mettre ! Les exemples notables restent ceux du rejet de gaz à effet de serre et des ordures déversées dans des déchetteries aux dimensions divines. Nous utilisons énormément d’énergie pour créer le produit et pour le faire venir, et ce parfois de l’autre bout du monde.

Car le consommateur maintenant à accès à tout. Il veut belles oranges d’Espagne, les bons sushis du Japon, les girafes du Kenya et les putes de Yougoslavie. Les nouvelles technologies le rendant plus fainéant, il devient impatient, et veux tout, et tout de suite. Ayons du confort tout de même, au XXIème siècle! Et dans cinquante ans, les petits enfants demanderont : les pièces de ta télévision de ton temps, elles étaient faites par des esclaves sous-payés et maltraités, qui mourraient sans considération, et pourtant vous continuiez à acheter. Pourquoi ? Et les consommateurs répondront : je le savais, mais je n’ai rien fait.

De l’autre coté, cette compétitivité et cette obsolescence programmée persistent, car elles profitent tout de même à certains. Et alors qu’on observe que tout le monde a de plus en plus de mal à finir leur fin de mois, le taux de croissance du nombre de millionnaire n’a jamais été aussi élevé en France. Et dans cette société, plus les chefs de grandes entreprises gagnent de l’argent, plus ils acquièrent des libertés, car ils ont beaucoup d’argent, ce qui peut courber l’échine de beaucoup de personnes vénales, mais ils ont aussi le bras long. Et plus ils acquièrent de libertés, plus ils acquièrent de l’argent. C’est un cercle sans fin.

Est-ce si grave?

Je me souviens de mon prof de thermodynamique à l’IUT, qui nous avait dit que dans les années 70 un homme avait inventé un moteur d’une durée de vie d’un million de kilomètres. Mais jamais un tel moteur n’a été mis sur le marché, car économiquement ça aurait été une hécatombe nous disait-il. En effet ces entreprises auraient vendu une voiture à chaque habitant demandeur, et ceux-ci n’en auraient plus eu besoin avant des années. Mais, par exemple, si cette entreprise étaient nationalisée, l’état fournirait la population en voiture, et ensuite réguleraient et compléterait la demande. Et moins de voiture il faudra fournir, moins de dépenses cela engendrera. Un autre point choquant: je trouve inadmissible que des entreprises pharmaceutiques se battent entre elles pour vendre plus. Car je pense que la santé ne doit en aucun cas être négligée et être l’objet de querelles vénales. Il s’agit d’un point fondamental qui devrait être géré par une unique entité neutre!

À point là de la réflexion, je me dis que le problème semble se complexifier à partir d’ici. Beaucoup questions se posent, et sont sujettes à de longues réflexions. J’aimerais apporter des solutions, mais je ne fais surtout que des constats, qui posent eux-mêmes d’autres questions. Pour autant, ce qui m’interpelle, c’est la sensation que nous sommes plus passifs qu’actifs, et que c’est peut-être le fondement, la racine de tous nos maux.

 

Comme disait Albert Einstein, « le monde ne sera pas détruit par ceux qui font du mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire ».    


Ainsi mon fil de pensée m’a amené à la conclusion suivante : je cherche à bien vivre, mais je vis en communauté. Et cette communauté ne me permet pas à l’heure actuelle de vivre dans le bonheur comme je l’entends. Je cherche alors à me battre et à échanger des idées. Car je n’ai jamais fait d’étude politique ou économique, et il y a beaucoup de choses que je sais, mais il n’y en a encore mille fois plus que je ne sais pas. Cependant, j’ai  une véritable et profonde certitude : je ne me satisfais pas de mon environnement actuel.

 

Pour ceux que cela intéresse, vous pouvez télécharger le reportage d’ARTE sur le thème de l’obsolescence programmée ici, car ce reportage m’a beaucoup inspiré et il est tout simplement stupéfiant. Vous pouvez aussi télécharger le film 99 Francs ici. (Pour ceux que ça gène de télécharger illégalement, je leur conseille de regarder ici et )

Dans : Accès aux Articles
Par thetravel
Le 29 avril 2013
A 1 h 07 min
Commentaires : 15
 
 

Maggot Brain – Funkadelic

Jaquette de l'album

Une musique qui me tenait à cœur de partager est celle-ci. Funkadelic est à la base, comme son nom l’indique, un groupe de funk, mais ici, encore une fois, le groupe sort de ses schémas classiques. Le morceau est interprété en 1971 par Edward Earl Hazel, et selon la légende, le jour de l’enregistrement, Georges Clinton (l’un des leader du groupe) a dit (sous l’influence du LSD) à Edward d’imaginer qu’on lui avait dit que sa mère était morte, et qu’ensuite il découvrait que c’était faux. Et ce solo de guitare en est le résultat. À noter qu’il a été enregistré en une seule prise…

Osez plonger les yeux fermés dans le monde créé par ce guitariste ému.

Nous vivons tous, à l’heure actuelle, notre vie.

Et nous cherchons chacun, en vivant, à donner un sens à notre présence sur la planète Terre, ce qui peut parfois se révéler ardu, car admettons-le, notre existence est microscopique devant le monde qui nous entoure.

Nous vivons dans intervalle de temps d’environ 70 ans, ce qui représente 0,0000005 % de l’âge de l’Univers (vieux de 13.7 milliards d’années), et il y a, à l’heure où j’écris cet article, 7 099 723 668 humains vivants sur la Terre, un nombre qui est naturellement bien trop grand pour qu’on puisse en saisir l’immensité.

Mais aussi petits que nous soyons, nous sommes là, et nous vivons.

Bien entendu, au cours de cette courte vie, nous rencontrons de grandes joies, mais aussi de terribles peines. Néanmoins, il est important de noter que ces malheurs sont à considérer à notre échelle, qui est dès lors toute petite devant l’ampleur du monde :

Le monde est tellement gigantesque, qu’à la seconde précise où vous lisez ces lignes, tellement d’événements ont lieu! De nombreuses personnes naissent, et d’autres meurent, assassinées, violées, torturées, séquestrées… Un enfant voit peut-être ses propres parents mourir devant lui, ou peut-être même qu’une bombe est tombée sur une école, tuant plusieurs dizaines de personnes sur son passage. De véritables tragiques histoires.

Et face à ça, comment réagir devant à nos propres malheurs?

Une des réactions pourrait être de se dire que des choses bien pires arrivent à d’autres personnes, et que par conséquent, on doit s’avouer heureux que nos problèmes soient manifestement bien moins graves que les leurs.

Pour autant, si notre relation amoureuse se termine, si notre parcours professionnel ou scolaire se conclut par un échec, ou encore si on se sent rejeté, seul, ou mal dans sa peau, on ne peut y rester insensible, même en sachant ce qu’il se passe ailleurs.

Car nous vivons dans notre propre monde, et nos malheurs sont à notre échelle.

Si j’ai été choyé, dans une riche famille, durant toute mon enfance, et que j’ai eu tout ce que je voulais, le moindre soucis s’apparentera au désastre, contrairement à une personne qui a eu des problèmes toute sa vie, et qui en aura bavé.

Mais un malheur n’est pas une entité mesurable, et peut donc difficilement être comparé à un autre. Sur quels critères puis-je dire que mon malheur est plus grave que le tien ? Je n’ai pas la même personnalité que toi, ni la même histoire. De plus, notre vision du monde ne nous permet pas de s’imaginer avoir le malheur des autres. Comment s’imaginer devenir pour le restant de ses jours handicapé par exemple? Que ce soit tétraplégique, amputé, muet, sourd ou même aveugle. C’est au-delà de notre portée.

En conséquence, je pense qu’il ne faut pas négliger nos propres malheurs, mais qu’il faut toujours garder à l’esprit que de nombreuses choses que l’on aimerait pas vivre arrivent à d’autre tous les jours, et qu’il est nécessaire de relativiser. Les problèmes peuvent être douloureux, mais garder ça en tête permet d’avancer.

Dans : Accès aux Articles
Par thetravel
Le 2 janvier 2013
A 0 h 03 min
Commentaires : 3
 
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