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De la musique avant toute chose [Paul Verlaine]

 

Keny Arkana -Désobéissance Civile

Keny Arkana -Désobéissance Civile dans Accès aux Articles keny-arkana-desobeissance-civile-pochette-cd-300x300

 

Cette musique est un extrait de l’album « Désobéissance Civile » de Keny Arkana, et je vous conseille d’écouter sa chanson après avoir lu le texte ci-dessous. Le rap est avant tout une musique populaire, qui exprime souvent, à coup de rimes acérées, la rage des classes pauvres. C’est un moyen d’expression, et de défoulement. Extraire la douleur profondément ancrée dans le coeur, et faire valoir son existence. Nous sommes tous des êtres pensants avant tout.

Pourquoi je vis ?

Lorsqu’il m’arrive de réfléchir sur le sens de ma vie, dans un premier temps j’essaie de me poser les questions les plus pertinentes possibles, et ma pensée suit un chemin au fur et à mesure des réponses que je trouve.

La recherche de ces questions doit se faire en cohérence avec celui que je suis, plus précisément avec mes convictions. Cependant, l’exercice est d’autant plus dur que les réponses que je trouve peuvent éventuellement remettre en question ce que je suis et lesdites convictions, et c’est précisément cette rétroaction qui rend cette recherche rude.

Concrètement, je commence par me dire que je ne suis pas croyant, et que je n’imagine pas une existence, quelque soit sa forme, après la mort.

Dès lors mon premier but, le plus important, celui sur lequel je base les autres, c’est d’être heureux, et d’en profiter. Mais comment en profiter, comment être heureux ?

Les réponses qui me viennent directement à l’esprit sont les suivantes : faire ce que j’aime faire, partager avec les autres des moments et des sentiments, et bien sûr subvenir à mes besoins pour en profiter le plus longtemps possible.

 De quoi ai-je réellement besoin ?

Naturellement j’ai besoin de continuer à vivre. J’ai donc un besoin vital, de bien-être physique : bien manger, bien dormir, et faire tout ce dont je dois faire afin d’être en bonne santé.

À part les besoins vitaux, j’ai un besoin moral. Faire le bien autour de moi, dire la vérité, faire de mon mieux, afin de ne pas me sentir mal mentalement.

Ces besoins là font partie pour moi de la catégorie des besoins fondamentaux. La base avant tout. L’absolue nécessité. L’évidence.

C’est ensuite que la question se complique. Car je juge de la légitimité des autres besoins qui me viennent à l’esprit, et qui sont plus banals, moins essentiels, plus terre à terre. Pour ainsi dire ils appartiendraient plus à la catégorie: choses que je juge importantes pour avoir une bonne vie : être libre, avoir une femme que j’aime, une activité qui me plaît, me sentir utile, avoir de fabuleux amis, etc.

Enfin, les besoins suivants sont des besoins matériels, et c’est sur ce dernier point que je vais m’attarder.

 

Dois-je autant acheter ?

Si je me fie aux informations que j’ai autour de moi, j’ai besoin d’énormément de choses : une voiture, un téléphone, un ordinateur, des vêtements à la mode… Mais pas seulement! J’ai aussi besoin de cette crème bonne pour la peau, de cette viande visiblement succulente, de cette lampe qui fait des nuances colorées, de ce yaourt qui me détend, de cette tablette tactile dernier cri, de ce beurre bon pour mes oméga 3…

 

Ces besoins sont-ils légitimes ou superflus? Une des réponses que l’on peut envisager est qu’il y a sans cesse une création de besoin, la nécessité de faire naître un désir chez les gens : certains parlent de « la société de consommation ».

 Mais d’où vient-elle ? Est-elle nécessaire ? Légitime ? En bref : quelles sont les causes et les conséquences d’une telle société ?  

Dans une économie capitaliste, le raisonnement amène à penser que dans le but d’apporter de la croissance à un pays, il faut mettre en place une politique d’offre : inciter à la consommation, ce qui amène les entreprises à s’investir pleinement dans la recherche de nouveaux produits améliorant le confort et le bien-être de ses consommateurs.

La conséquence directe est qu’un poids énorme repose sur les épaules de ces entreprises, auxquelles l’état laisse alors plus de liberté, de part leur importance dans la croissance du pays. Elles se battent ainsi, entre elles, afin d’attirer les faveurs de la population, de les séduire, de les persuader, et ce afin de se promouvoir, de se distinguer. Cet objectif implique une bataille vers le profit d’argent, un bénéfice sans égal dans une communauté. Ils parlent de « compétitivité ».

 

Quelles sont les conséquences de la compétitivité ?

Intuitivement, je me dis que plus souvent, quel que soit le contexte, la compétition entre deux entités implique inévitablement un sacrifice. Imaginons que je sois en faculté de médecine. La compétition entre les élèves et moi a l’avantage d’être profondément motrice pour nous, et nous permet de fournir un meilleur travail, de meilleurs résultats. Cependant, nos liens en subiront de lourdes conséquences. De même, l’objectif de mes résultats aura pour conséquence l’implication extrême que que je devrai fournir, m’obsédant, me pourrissant la vie, et m’empêchant de vivre peut-être de fabuleux moments. Il n’est pas stupide pour moi de faire l’analogie avec la compétitivité industrielle, non pas concernant le rapport que ces grandes entreprises ont entre elles, mais plutôt l’effet sur les employés. Car ceux-ci en sont d’autant plus oppressés, reçoivent des ordres stricts, passent beaucoup de temps au travail, délaissant famille et loisirs. Il arrive même parfois que ces grandes entreprises, qui ont acquis moult libertés de la part de leur nation capitaliste, renvoient leurs employés, car il manque de l’argent, et que des machines font leur travail mieux et moins cher. Et l’intégralité de toutes ces conséquences sont dans un unique but : le profit.

 

Mais comment font ces grandes entreprises pour gagner autant d’argent ?

Un point essentiel semble venir du fait que le pouvoir législatif  accorde énormément de liberté à ces entreprises. Par ailleurs, de nombreuses méthodes sont utilisées pour imaginer, concevoir, établir le design, le public visé, la durée de vie du produit, et pour que le projet soit viable et que le bénéfice total et final du produit soit positif. Un point intéressant est celui de la durée de vie du produit. En effet de nombreuses entreprises réduisent la durée de vie d’un produit, afin que les consommateurs soient dans la nécessité de payer un nouveau produit. Là, on parle « d’obsolescence programmée »

 

Quelles sont les conséquences de l’obsolescence programmée?

L’obsolescence programmée a l’avantage de créer beaucoup plus de profit. Beaucoup plus de richesses sont créées et vendues, et pour les créer, de très nombreux emplois ont du être pourvus. Mais à partir de là de nombreux facettes percutent mon esprit, et ce à cause d’une immoralité, d’une nocivité, d’une hypocrisie et d’un mépris inconcevables.

Tout d’abord, le concept d’obsolescence programmée me choque d’autant plus qu’elle est faite à notre insu. Je vois bien que le frigo de ma grand-mère a duré vingt-cinq ans, et que le mien a sombré au bout de dix ans. Mon aspirateur n’aspire plus, mon mp3 n’a plus ses touches latérales qui fonctionnent, mon ampoule se grille, ma voiture fait des siennes. Ce sont des faits qui nous arrivent tous les jours, ils sont de plus en plus fréquents, et nous le constatons bien. Le but est de faire consommer, car un maximum de profit est à la clé. Et visiblement, la fin justifie les moyens : matraquage publicitaire, programmation neuro-linguistique, image subliminale, rhétorique…

Ensuite, le côté dévastateur m’horripile. Les ressources planétaires sont utilisées à outrance, bien au-delà de la limite concevable. Mais pire : les déchets sont omniprésents, et on ne sait plus où les mettre ! Les exemples notables restent ceux du rejet de gaz à effet de serre et des ordures déversées dans des déchetteries aux dimensions divines. Nous utilisons énormément d’énergie pour créer le produit et pour le faire venir, et ce parfois de l’autre bout du monde.

Car le consommateur maintenant à accès à tout. Il veut belles oranges d’Espagne, les bons sushis du Japon, les girafes du Kenya et les putes de Yougoslavie. Les nouvelles technologies le rendant plus fainéant, il devient impatient, et veux tout, et tout de suite. Ayons du confort tout de même, au XXIème siècle! Et dans cinquante ans, les petits enfants demanderont : les pièces de ta télévision de ton temps, elles étaient faites par des esclaves sous-payés et maltraités, qui mourraient sans considération, et pourtant vous continuiez à acheter. Pourquoi ? Et les consommateurs répondront : je le savais, mais je n’ai rien fait.

De l’autre coté, cette compétitivité et cette obsolescence programmée persistent, car elles profitent tout de même à certains. Et alors qu’on observe que tout le monde a de plus en plus de mal à finir leur fin de mois, le taux de croissance du nombre de millionnaire n’a jamais été aussi élevé en France. Et dans cette société, plus les chefs de grandes entreprises gagnent de l’argent, plus ils acquièrent des libertés, car ils ont beaucoup d’argent, ce qui peut courber l’échine de beaucoup de personnes vénales, mais ils ont aussi le bras long. Et plus ils acquièrent de libertés, plus ils acquièrent de l’argent. C’est un cercle sans fin.

Est-ce si grave?

Je me souviens de mon prof de thermodynamique à l’IUT, qui nous avait dit que dans les années 70 un homme avait inventé un moteur d’une durée de vie d’un million de kilomètres. Mais jamais un tel moteur n’a été mis sur le marché, car économiquement ça aurait été une hécatombe nous disait-il. En effet ces entreprises auraient vendu une voiture à chaque habitant demandeur, et ceux-ci n’en auraient plus eu besoin avant des années. Mais, par exemple, si cette entreprise étaient nationalisée, l’état fournirait la population en voiture, et ensuite réguleraient et compléterait la demande. Et moins de voiture il faudra fournir, moins de dépenses cela engendrera. Un autre point choquant: je trouve inadmissible que des entreprises pharmaceutiques se battent entre elles pour vendre plus. Car je pense que la santé ne doit en aucun cas être négligée et être l’objet de querelles vénales. Il s’agit d’un point fondamental qui devrait être géré par une unique entité neutre!

À point là de la réflexion, je me dis que le problème semble se complexifier à partir d’ici. Beaucoup questions se posent, et sont sujettes à de longues réflexions. J’aimerais apporter des solutions, mais je ne fais surtout que des constats, qui posent eux-mêmes d’autres questions. Pour autant, ce qui m’interpelle, c’est la sensation que nous sommes plus passifs qu’actifs, et que c’est peut-être le fondement, la racine de tous nos maux.

 

Comme disait Albert Einstein, « le monde ne sera pas détruit par ceux qui font du mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire ».    


Ainsi mon fil de pensée m’a amené à la conclusion suivante : je cherche à bien vivre, mais je vis en communauté. Et cette communauté ne me permet pas à l’heure actuelle de vivre dans le bonheur comme je l’entends. Je cherche alors à me battre et à échanger des idées. Car je n’ai jamais fait d’étude politique ou économique, et il y a beaucoup de choses que je sais, mais il n’y en a encore mille fois plus que je ne sais pas. Cependant, j’ai  une véritable et profonde certitude : je ne me satisfais pas de mon environnement actuel.

 

Pour ceux que cela intéresse, vous pouvez télécharger le reportage d’ARTE sur le thème de l’obsolescence programmée ici, car ce reportage m’a beaucoup inspiré et il est tout simplement stupéfiant. Vous pouvez aussi télécharger le film 99 Francs ici. (Pour ceux que ça gène de télécharger illégalement, je leur conseille de regarder ici et )

Dans : Accès aux Articles
Par thetravel
Le 29 avril 2013
A 1 h 07 min
Commentaires : 12
 

12 Commentaires

  1.  
    Elsa
    Elsa écrit:

    Bonjour Antoine,

    je n’avais jamais eu vent de ton blog mais j’aime beaucoup ton style d’écriture.

    Tous ces constats, je les ai déjà tirés mais j’ai eu une petite bonne surprise (peut-être une lueur d’espoir), j’ai lu qu’une loi était en train d’être mise en place pour punir les entreprises qui seront accusées d’obsolescence programmée. Certes, il faudra le prouver, certes, l’argent n’est pas vraiment un problème pour ces entreprises mais au moins, cela montre que la politique commence à s’intéresser à ce sujet, ce qui n’est pas une mauvaise chose.
    Affaire à suivre de près.

    Bisou

    •  
      thetravel
      thetravel écrit:

      Oui! On vient juste de me le dire par texto que les Verts avaient déposé la semaine dernière un projet de loi sur l’obsolescence programmée.
      espérons…

  2.  
    Fred
    Fred écrit:

    J’ai globalement des impressions similaires aux tiennes.

    Mais le cheminement du « pourquoi je vis » à « il ne fais pas bon vivre dans mon pays » en passant par « de quoi ai-je besoin », « qui sont les méchants », « pourquoi l’obsolescence programmée » est un peu tortueux et j’ai du mal à tout comprendre de manière globale ^^.

    Je te trouve un peu critique avec les entreprises. Il ne faut pas oublier qu’en France, environ 95% des entreprises sont des TPE, qui disposent en moyenne d’un seul salarié. Il ne faut pas oublier non plus que chaque entreprise est passée par là et que la plupart n’iront pas plus loin.

    Même s’il faut, pour des raisons pratiques, considérer d’une manière « différente » les entreprises qui ont un réel impact sur la vie de tous les citoyens (et celles en situation de monopole particulièrement), j’ai quand même du mal à voir la légitimité de leur mettre des « bâtons dans les roues » ou de leur donner des obligations supplémentaires, juste sous prétexte que, en fin de compte, elles ont réussi.

    Quand tu dis :
    « Mais comment font ces grandes entreprises pour gagner autant d’argent ?

    Diverses méthodes sont utilisées dans l’industrie pour imaginer, concevoir, établir le design, le public visé, la durée de vie du produit, et pour que le projet soit viable et que le bénéfice total et final du produit soit positif. »

    > J’espère que tu te rends bien compte que tout ce que tu énonces là sert à assurer la simple survie de l’entreprise, ça ne dit pas pourquoi elles se font « autant d’argent ». Dans notre société qui tourne autour de l’argent, il ne faut pas voir du mal dans le fait qu’une entité veuille éviter un résultat négatif : c’est le cas de toute personne physique ou morale (entreprise ou association).

    Les dérives doivent cependant être évitées autant que possible. L’obsolescence programmée est une de ces dérives, rien que son nom et sa description suscitent un dégoût et un sentiment d’injustice.

    Admettons que nous soyons le gouvernement actuel, dans le monde actuel, et que notre ennemi numéro un soit justement la pratique de l’obsolescence programmée. Cela ne sert à rien de partir dans des théories de « et si le monde fonctionnait différemment », puisque ça n’est pas le cas, justement. Donc, il faut déjà voir si, sans changer complètement la face du monde, on peut venir à bout de l’obsolescence programmée. Et là, j’ai des doutes.

    - l’obsolescence d’un objet peut signifier son inutilisabilité (produit qui s’abime et meurt) ou simplement sa désuétude. Le second cas est certes provoqué par la pub, il n’en reste pas moins le choix direct du consommateur…
    - l’obsolescence et l’abandon d’un produit peut être objectivement intéressant si le produit « remplaçant » est beaucoup plus écologique.
    - Le bas nylon. Mis sur le marché par DuPont dans les années 1940, il était si résistant que les ventes s’effondrèrent, faute de besoin de renouvellement. (copier-coller de wikipédia ;)

    Le dernier point évoque un problème que tu cites et que tu prétends solvable par l’intervention de l’état : « si cette entreprise était nationalisée, l’état fournirait la population en voiture, et ensuite régulerait et compléterait la demande. » => quid de la stabilité des emplois associés ? Les presque deux millions de français qui travaillent dans l’automobile, ils font quoi quand tout le monde à sa voiture pour les 20 ans à venir ?
    Et où s’arrête la limite, si on commence avec les voitures ? D’ailleurs, en quoi les voitures sont elles un bien dont la possession doit être la norme ? Les bas nylons doivent ils être fournis par l’état ? Doit on rétablir les bons alimentaires et manger à la cantine ?

    Je n’ai aucune solution, parce qu’à mon avis, la moindre ébauche de solution visant à supprimer certaines aberrations actuelles implique de totalement revoir la société, de fond en comble. Le problème c’est qu’il est maintenant plus difficile de mettre en oeuvre des solutions à l’échelle de notre pays, tant nous dépendons du reste du monde. Et réciproquement d’ailleurs. Ce que je veux dire c’est que le monde s’est plus ou moins uniformisé dans son mode de fonctionnement avec la mondialisation. L’État n’est pas impuissant pour autant, mais il n’y a qu’à voir les points qu’il nous faut surmonter pour lutter intelligemment contre l’obsolescence programmée. Il faudrait a minima supprimer la publicité, la société du divertissement, la société de consommation. Peut être même supprimer des fondations plus basses encore. Mais est-ce seulement possible ? Est-ce seulement souhaitable ? Imaginez ces mots dans la bouche d’un Jean-Marie Lepen ou d’un Kim Jong Un.

    Le monde est fou a

  3.  
    Fred
    Fred écrit:

    *a bien des égards. Pour rester dans le thème de l’obsolescence programmée :
    « À l’époque de la Grande Dépression, Bernard London a soutenu qu’il serait bon pour l’économie de rendre l’obsolescence programmée obligatoire, non pas en produisant des produits manufacturés de mauvaise qualité, mais en leur imposant une date limite légale, après laquelle les consommateurs devraient obligatoirement les renvoyer à un organisme ad hoc, de manière à entretenir un flux éternel de produits manufacturés. »
    Cette réflexion paraîtrait folle au premier extraterrestre venu. Il se demanderait « Dans quel putain de système vivez vous pour en arriver à ce point ? »
    Je suis sûr qu’on vit au milieu de beaucoup de ce genres d’aberrations qu’on ne voit même plus.

  4.  
    Fred
    Fred écrit:

    Autre chose que j’avais zappé : tu soulèves des méfaits de la compétitivité, des méfaits qui sont bien réels. Mais est-ce un mal absolu ? Peut-on avoir un unique État mondial chargé de tout produire, chargé de fournir un travail à chaque personne ? Ces idées relèvent de la science fiction la plus noire.

    Je ne sais pas dans quel délire communiste tu t’es enfermé pour écrire « Car ceux-ci en sont d’autant plus oppressés, reçoivent des ordres stricts, passent beaucoup de temps au travail, délaissant famille et loisirs. », mais moi je ne peux m’empêcher de m’imaginer des méchants tout de rouge vêtus en train de fouetter des juifs chinois frêles et courbés, piochant dans la mine ;)

    Le monde du travail peut aussi être sympa hein, et notamment dans les petites entreprises.

    Et pour finir, parlons des machines qui font le travail des hommes en mieux et moins cher. Je ne crois pas me tromper en disant que « de tous temps les hommes… » ont eu à coeur d’assurer au mieux leur survie, d’assouvir leur besoin. Cela a commencé par le taillage de silex, la fabrication de lances, d’outils, la domestication, l’élevage, l’agriculture… Nous avons détruit des millions d’emplois de cueilleurs et de chasseurs…
    Il ne faut pas perdre de vue le but et le moyen, Antoine. Le but, c’est de vivre/survivre tout en s’épargnant autant que possible le travail pénible (chasse, cueillette, mais aussi travail à la chaîne abrutissant et éprouvant à l’usine). Le moyen, c’est les outils et le savoir. La technologie et la connaissance.
    Le but, ce n’est pas que tout le monde travail, bien au contraire.

    Le problème, c’est (encore une fois) que notre société ne s’adapte pas du tout à ce but là… ne pas avoir un travail, c’est courir un fort risque d’être exclu socialement et de s’assurer un avenir difficile et douteux. Malheureusement, la crise actuelle ne réveille pas l’idée que « ne pas avoir 35h de travail hebdomadaire pour tout le monde, c’est pas un drame ».

  5.  
    thetravel
    thetravel écrit:

    Hey Fred merci de m’avoir répondu :)
    Tout d’abord, c’est vrai que je passe par de nombreux sujets, j’essaye vraiment de transcrire une pensée type que je peux avoir, qui serait donc elle même passée par différents sujets, tout comme les pensées de tout le monde après tout.
    Concernant les entreprises, tu remarqueras que j’utilise toujours le terme « grandes entreprises », et je désigne précisément les entreprises que tu décris, qui ont le monopôle, celles du haut du CAC40 notamment.
    À propos de la phrase que tu dis « J’espère que tu te rends bien compte que tout ce que tu énonces là sert à assurer la simple survie de l’entreprise, ça ne dit pas pourquoi elles se font « autant d’argent ». », je décris en effet le nécessaire pour qu’une entreprise survive, mais je met précisément le doigt sur la durée de vie du produit, qui est dans la liste, et qui permet uniquement à gagner plus, bien plus d’argent, ou aussi à survivre dans un monde libéral ultracompétitif et sans limites.
    Tu dis « Dans notre société qui tourne autour de l’argent, il ne faut pas voir du mal dans le fait qu’une entité veuille éviter un résultat négatif : c’est le cas de toute personne physique ou morale », Le problème pour moi n’est pas que les grandes entreprises veuillent se faire un max d’argent, c’est plutôt, comme je le décris par la suite, les moyens mis en œuvre et les conséquences sur la société. J’explique qu’on a une politique d’offre, qui amène à un besoin excessif de se faire de l’argent, et qui au final n’est pas une politique qui semble effectivement marcher.
    Concernant ta phrase : »Cela ne sert à rien de partir dans des théories de « et si le monde fonctionnait différemment », puisque ça n’est pas le cas, justement. Donc, il faut déjà voir si, sans changer complètement la face du monde, on peut venir à bout de l’obsolescence programmée. Et là, j’ai des doutes. »
    Je ne te comprends vraiment pas sur ce point là… S’il y a un problème dans le monde, il ne faut pas tenter d’élaborer des théories afin de chercher celle qui pourrait être la plus plausible ou la plus efficace? Je ne pense pas vouloir remédier à ça en changeant le monde, mais juste en soutenant des lois comme celle qui a été déposé en projet de loi la semaine dernière par Europe Écologie Les Verts et qui impliquerait de lourdes sanctions en cas d’obsolescence programmée observée et avérée. C’est pas beaucoup, mais c’est déjà ça.

    Le problème du chômage, est un problème conséquent auquel je ne répond nulle part dans mon article, car j’ai beau avoir cherché en en parlant avec Pierre, je ne vois pas de solution miracle. Pour autant je préfère dénoncer un concept qui manifestement nous pousse au bord du gouffre même s’il y a d’autres questions à laquelle je n’ai simplement pas encore trouvée la réponse, alors que certains politiciens l’ont peut-être trouvée depuis longtemps. Je suis d’ailleurs à ce sujet en conversation avec l’assistante de Pascal Durand, co-fondateur d’Europe Écologie et porte parole de EELV, succédant à Cécile Duflot (Wikipédia aussi).

    Je n’ai en aucun cas dit que la voiture doit être la norme, tu ne me comprends pas, je cite simplement un exemple.
    Le bas-nylon s’il n’est pas écoulé par l’État devrait l’être par une entreprise dont les règles seront strictes et protectionnistes. »Doit on rétablir les bons alimentaires et manger à la cantine ? » -> Là je ne t’ai pas compris…

    « Je n’ai aucune solution, parce qu’à mon avis, la moindre ébauche de solution visant à supprimer certaines aberrations actuelles implique de totalement revoir la société, de fond en comble » Alors ça c’est vraiment un raisonnement trop bizarre… Je pense en effet que c’est un besoin, et ce n’est pas parce que la tâche semble immense qu’il ne faut pas se battre pour la transition. C’est d’ailleurs pour ça que certains parlent de la VIème république. Prends l’exemple de la transition énergétique, on ne nous voit pas à l’heure actuelle ne dépendant plus ni du pétrole ni du nucléaire, mais pourtant, dans les années qui suivent, on va devoir s’y mettre un jour où l’autre, car on a pas le choix tout simplement.
    Tu dis « Le problème c’est qu’il est maintenant plus difficile de mettre en œuvre des solutions à l’échelle de notre pays, tant nous dépendons du reste du monde. Et réciproquement d’ailleurs. », mais de nombreuses choses je pense peuvent être accomplies tout d’abord au sein de l’Europe, en rassemblant tous les pays de l’Europe du Sud, qui sont en pleine crise. L’Europe écoute forcément quand la deuxième puissance des 27 parle.
    « L’État n’est pas impuissant pour autant, mais il n’y a qu’à voir les points qu’il nous faut surmonter pour lutter intelligemment contre l’obsolescence programmée. Il faudrait a minima supprimer la publicité, la société du divertissement, la société de consommation. » -> Tiens je te reparle de ça, regarde : http://eelv.fr/2013/04/24/lobsolescence-programmee-3-questions-a-jean-vincent-place/. Et pour toutes les solutions possibles, n’hésite pas à regarder le documentaire. Elles ne sont pas si extraordinaires…
    « Pour rester dans le thème de l’obsolescence programmée :
    « À l’époque de la Grande Dépression, Bernard London a soutenu qu’il serait bon pour l’économie de rendre l’obsolescence programmée obligatoire, non pas en produisant des produits manufacturés de mauvaise qualité, mais en leur imposant une date limite légale, après laquelle les consommateurs devraient obligatoirement les renvoyer à un organisme ad hoc, de manière à entretenir un flux éternel de produits manufacturés. »
    Cette réflexion paraîtrait folle au premier extraterrestre venu. Il se demanderait « Dans quel putain de système vivez vous pour en arriver à ce point ? »
    Je suis sûr qu’on vit au milieu de beaucoup de ce genres d’aberrations qu’on ne voit même plus. » -> Je suis tout à fait d’accord avec toi, et c’en est sidérant…

    Quand tu dis « Autre chose que j’avais zappé : tu soulèves des méfaits de la compétitivité, des méfaits qui sont bien réels. Mais est-ce un mal absolu ? Peut-on avoir un unique État mondial chargé de tout produire, chargé de fournir un travail à chaque personne ? Ces idées relèvent de la science fiction la plus noire. » Qui t’a parlé d’un unique état mondial charger de tout faire? Moi je te parle plutôt d’une production majoritairement locale, qui permettrait déjà de subvenir à une bonne partie de la population. La nourriture par exemple serait plus fraîche, car ne proviendrait pas de l’autre bout du monde. Elle serait moins chère, car il n’y aurait pas 40 000 intermédiaires, et enfin elle ferait marcher un simple producteur local, pour peu qu’on le connaisse… Et il y a bien des mesures simples qui ne changeraient pas la face du monde et qui permettraient de s’engager dans une telle voie: la taxe kilométrique par exemple favorise le commerce local et c’est une solution au dumping social. Quant à la grande industrie, il n’est pas forcément question de tout nationaliser, car ça en effet ce serait aussi un changment boulversant. Mais de nombreuses règles favorisant l’équité avant tout peuvent être mises en place. Faut pas non plus croire qu’on est partis trop loin et qu’on peut plus y faire grand chose ! On est vraiment dans la merde, partout, et il faut faire quelque chose. C’est tout.
    « Je ne sais pas dans quel délire communiste tu t’es enfermé pour écrire « Car ceux-ci en sont d’autant plus oppressés, reçoivent des ordres stricts, passent beaucoup de temps au travail, délaissant famille et loisirs. » » Je vois que ce que je dis visiblement ne te plaît pas du tout… Mais il ne faut pas faire trop d’amalgames entre les choses… Et je me demande bien dans quel état étaient les personnes faisant partie des nombreux suicides du travail à France Télécom, ou les à PSA ou ailleurs. Tiens regarde ça, http://www.alternatives-economiques.fr/suicides—le-travail-en-accusation_fr_art_706_34516.html C’est l’un des premiers liens que je trouve en tapant suicide au travail sur Google. C’est une réalité à considérer Fred, et ça me dépasse quand j’essaie d’imaginer dans quel état d’esprit étaient ces gens avant de mourir. Et comme par hasard, on observe une étrange corrélation entre le nombre de décès au travail, et le classement de l’entreprise en question dans le CAC 40. Coincidence? C’est de l’ordre du délire communiste?
    « Le monde du travail peut aussi être sympa hein, et notamment dans les petites entreprises. » Je n’ai jamais dit le contraire…
     » Malheureusement, la crise actuelle ne réveille pas l’idée que « ne pas avoir 35h de travail hebdomadaire pour tout le monde, c’est pas un drame » » -> Je ne suis pas sur mais je crois avoir mal compris…

  6.  
    Fred
    Fred écrit:

    Comme je t’ai dit je partage ton avis, je suis peut être seulement moins optimiste :) .

    Il est certain qu’on a encore le pouvoir de faire avancer plein de choses, mais pour moi la France n’a pas le bras long, ni à l’échelle mondiale, ni vraiment non plus à l’échelle de l’Europe (on est quand même mieux lottis que d’autres sur ce coup là). Et la Creuse n’a pas le bras long à l’échelle de la France ;) .

    Du coup, et tu as l’air d’accord avec moi là dessus, les solutions se peuvent se faire qu’à l’échelle locale. Et c’est très bien je trouve. Le problème, c’est qu’on vit dans un monde tellement mondialisé (scoop) qu’on ne peut pas toucher à certains aspects de la société sans se couper du monde, justement (je sais pas si je suis très clair ^^).

    On peut appliquer des petites rustines pour améliorer les choses chez nous, mais du coup on se retrouve lésés parce que les autres pays du monde n’entendent pas suivre les mêmes règles, et ils sont donc davantage compétitifs, justement.

    La seule solution pour se protéger de ces étrangers-tricheurs est alors de les pénaliser de manière à ce que nous restions compétitifs (en les taxant notamment).

    Finalement, on se dirige vers le stade où on était « avant », avant la mondialisation, et en poussant, à l’époque où tout se gérait de manière locale, parce que les transports n’étaient pas suffisamment développés. Mais si c’était si mieux avant, pourquoi ça fait des siècles qu’on aurait poussé dans le sens contraire ? A la vue des niveaux de vie et de l’espérance de vie moyenne entre le passé et le présent, on peut affirmer que certaines choses se sont globalement améliorées pour nous dans le temps (au détriment d’autres aspects, certainement).

    En fin de compte on soutiens tous les deux les mêmes initiatives. Mais moi mon impression est un peu amère car j’ai l’impression qu’en avançant petit à petit (ce qui est la seule possibilité « raisonnable ») et en se cantonnant à l’échelle locale, on n’arrivera jamais à changer les fondements qui font que le monde est ce qu’il est aujourd’hui.

    Et encore, rien que « avancer petit à petit » serait déjà une très très bonne chose face à « s’enfoncer dans la merde plus profondément chaque jour »…

  7.  
    fred
    fred écrit:

    Je viens de relire ton article et je vois que j’avais zappé une des propositions principales, à savoir le passage d’une politique économique d’offre à une politique de la demande. Deux termes dont j’ignorais l’existence il y a un an, en fait (merci à Hollande et aux médias de les avoir remis sur le tapis !).

    C’est assez étonnant que tu aies prôné la politique de la demande en 2013 alors que c’est seulement en 2014 qu’on a considéré que Hollande ai marqué un tournant vers la politique de l’offre (cf http://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-93873-comprendre-la-politique-economique-dite-de-loffre-i-1000439.php). Enfin, j’imagine qu’en vrai ce n’est pas ou tout l’un ou tout l’autre (et puis d’ailleurs ces deux politiques ne sont pas les seules envisageables).

    Il faut croire que l’une n’est pas objectivement mieux que l’autre (ça serait si simple sinon), ça dépend du contexte. La relance keynésienne a fonctionné en son temps, mais d’après Wikipédia « la politique de la demande keynésienne ne semble plus être efficace dans les pays développés ». Je serai bien en peine d’avoir un avis là dessus. Comme je t’ai dit hier (et comme nous le dit Socrate, accessoirement), tout ce que je sais, c’est que je ne sais rien.

    D’après Wikipédia (https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89conomie_de_l%27offre) :

    - économie de l’offre = « la manière la plus efficace d’obtenir une croissance économique élevée sur le moyen et le long terme est d’aider les entreprises à produire davantage de biens et services, de les inciter à entrer sur de nouveaux marchés »
    - économie de la demande = « augmenter la demande en augmentant les investissements publics et la consommation du secteur public, et en essayant de favoriser la consommation privée »

    Plusieurs choses :

    1) Comme dit plus haut, ce n’est pas un choix binaire, et il n’y a pas que ces deux politiques là.
    2) Moi, aucune des ces deux solutions ne me plaït. Croissance ? Consommation ? Je m’en fous, de tout ça.
    3) Tu parles de nationalisation des entreprises pour fournir aux citoyens des voitures : je ne vois pas du tout en quoi ça tient de l’économie de la demande. L’économie de la demande, si j’ai bien compris, c’est quand tu augmentes le pouvoir d’achat des citoyens en espérant que du coup ils vont davantage consommer et relancer la croissance.

  8.  
    thetravel
    thetravel écrit:

    Hey ! :)

    Je vais essayer de te répondre point par point, mais je tiens à préciser avant que lorsque j’ai écrit ce blog, j’étais au PdG à Gronoble, et je trouvais vraiment génial les propositions de Mélenchon, d’ailleurs faudrait que tu jettes un coup d’oeil à son programme en 2012. C’est un petit bouquin de la taille d’une nouvelle qui se lit en une soirée, et c’est vraiment intéressant.

    1) Oui c’est vrai qu’il existe d’autres politiques, mais elle ne serait applicables que dans d’autres types de régime non? Anarchie, monarchie, ou encore totalitarisme j’imagine? Ou peut-être l’austérité? Je ne sait pas si ça peut être considéré comme une alternative. Mais je t’avoue en toute franchise qu’on nous a toujours présenté, en cours d’économie par exemple, les deux types de politique; Pour le coup il faudrait que j’approfondisse la question :)
    2)Je pense que les ambitions de ces deux politiques ne se résument pas uniquement à la croissance et à la consommation. En période de crise par exemple, le but est de redonner de l’emploi aux chômeurs (qui dans une société telle que la nôtre coûtent au pays, où il ne peut pas investir ailleurs). Il y a par ailleurs la possibilité de participer au partage des richesse en appliquant cette relance par la consommation, en renflouant les poches des citoyens de manière à atténuer des rapports entre certains salaires (les plus gros et les plus petits). Je me souviens qu’il y a beaucoup d’enjeux et de point visés par l’application d’une telle politique. Encore une fois il faudrait que je me replonge dedans. J’ai pas envie de te raconter un tissu d’âneries :)
    3) Là par contre je comprends pas pourquoi il faudrait un lien entre nationalisation et relance keynésienne. Je disais simplement ça en montrant du doigt les entreprises pharmaceutiques qui se battent entre elles pour les parts de marché alors qu’il y a la santé du citoyen au milieu de ces querelles. De manière plus générale, certaines nationalisations permettraient d’éviter certains abus, et en même temps assurerait certaines rentrées dans les caisses de l’état, qui pourra plus facilement investir là où elle veut, dans l’éducation par exemple. Le but n’est pas forcément de tout nationaliser, mais de garder un certain contrôle certains secteurs.

    Pour tout te dire, j’ai l’impression la politique de mélenchon est celle qui m’intéresserait le plus d’appliquer dans un régime comme le nôtre, actuellement. Et ceci se dissocie totalement de ce que je pense de l’anarchie. Grossièrement c’est comme si j’étudiais plusieurs régimes, en essayant d’identifier la « meilleure » politique à appliquer dans chacun d’entre eux. Je t’avoue que je ne sais pas si c’est bien pertinent, surtout que j’en suis encore aux balbutiements d’une compréhension générale.

  9.  
    ginaqe18
    ginaqe18 écrit:

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  10.  
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